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La FIV (fécondation in vitro) est un traitement particulièrement courant de prise en charge de l’infertilité, les premières pratiques remontent à il y a plus de 30 ans. Cependant, le taux de réussite n’est pas très élevé. Chaque année, près de 120 000 couples ont recours à la FIV pour augmenter leurs chances de tomber enceinte.
La FIV consiste à réunir un ovule et un spermatozoïde dans un tube à essais de laboratoire (in vitro), puis d’injecter l’ovule ou les ovules fécondés dans l’utérus. D’ordinaire la FIV débute par une stimulation ovarienne de l’ovulation via un traitement hormonal afin d’augmenter le nombre d'ovules libérés. Ce traitement peut être administré par comprimés sous forme orale ou par une série d’injections. Dans les cas où il n’existe pas de problèmes d’ovulation ou d’occlusion des tubules, certains praticiens peuvent à la place recommander que soit pratiquée une FIV ‘amicale’ (qui exclut le traitement hormonal initial). Les ovules sont collectés dans les ovaires avant d’être libérés, ainsi donc avant l’ovulation.
La fécondation in vitro peut être utilisée pour apporter une solution à différents types d’infertilité.
L’infertilité féminine : si la femme présente une défaillance de l’ovulation, alors la FIV est l’option à envisager en cas d’échec de la stimulation ovarienne. La FIV peut également être pratiquée si les deux trompes de Fallope de la femme sont obstruées, puisque cela empêche que les spermatozoïdes aillent à la rencontre de l’ovule que ce soit par voie naturelle ou par insémination. La fécondation in vitro peut également être utilisée lorsque l’environnement vaginal n’est pas accueillant pour les spermatozoïdes, que des anticorps anti- spermatozoïdes soient produits (ce qui affecte la mobilité des spermatozoïdes) ou que la glaire cervicale est trop dense ou acide pour que les spermatozoïdes survivent et migrent vers l’ovule.
L’infertilité masculine : la FIV peut également aider dans les cas de faible nombre des spermatozoïdes ou en cas d’autres anomalies des spermatozoïdes. La faible mobilité des spermatozoïdes est aussi une indication pour la FIV car il est probable que les spermatozoïdes qui rencontre l’ovule soient en quantité insuffisante.
Une fois que les ovules et les spermatozoïdes sont réunis dans une plaque/tube (in vitro), ils sont placés en incubation dans les conditions optimales de fécondation. Deux à cinq jours plus tard, deux embryons sont d’ordinaire injectés dans l’utérus et les autres sont congelés. Cette procédure n’est normalement pas très douloureuse dans la mesure où la seringue est utilisée avec un cathéter fin plutôt qu’avec une aiguille.
Le taux de réussite de la fécondation in vitro varie typiquement de 10 à 25% ; la FIV est assez inefficace et dans certains cas présente un taux de réussite plus faible que la conception naturelle de couples infertiles.
Cette procédure représente un geste assez invasif et, selon de nombreuses études, environ un tiers des couples décide de ne pas poursuivre après la première tentative si celle-ci s’est soldée par un échec. Elle présente également un taux de réussite relativement faible de 10 à 25%.
Il convient de ne pratiquer que trois ou quatre FIV par an parce qu’il est nécessaire de laisser du temps au corps pour se remettre entre les stimulations ovariennes. Cela n’est pas uniquement important pour les ovaires, mais l’est également pour l’état de bien être général, dans la mesure où de fortes doses d’hormones ont un effet significatif sur le corps d’une manière ou d’une autre.
